Le Débarquement de Normandie (6 juin 1944): activités autour de trois extraits de films.
1) Vous allez écouter deux extraits de film, sans voir les images.
a. Pour chacun de ces extraits, décrivez dans le tableau ci-dessous les sons que vous entendez.
b. Pour chacun de ces extraits, décrivez dans le tableau ci-dessous ce que l’environnement sonore vous inspire (sentiments).
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Extrait no 1 |
Extrait no 2 |
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Ce que vous entendez : |
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Ce que l’environnement sonore vous inspire (sentiments) : |
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c. A l’aide du tableau ci-dessus, déterminez lequel de ces deux extraits vous semble représenter le plus une situation réelle.
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Justifiez en soulignant dans le tableau ci-dessus les éléments sonores et les sentiments évoqués qui ont motivé votre réponse.
2) Vous allez regarder les deux mêmes extraits de film ainsi qu’un nouveau.
a. Décrivez les éléments visuels suivants :
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Extrait no 1 |
Extrait no 2 |
Extrait no 3 |
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Prises de vue (mouvements de la caméra, plans) |
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Le décor |
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Les personnages (habillement, gestuelle, apparence physique) |
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Couleurs (qualité de l’image) |
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Ce qui vous semble irréaliste |
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Ce qui vous semble réaliste |
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b. Parmi ces trois extraits, choisissez celui qui vous aide le plus à vous représenter l’événement ?
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Dans les deux tableaux ci-dessus, soulignez les éléments qui vous ont permis de faire votre choix.
En vous basant sur les deux points précédents, rédigez 5 à 10 lignes expliquant votre choix.
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Activités de comparaison autour des extraits de film ainsi que des sources historiques.
1) A l’aide des deux tableaux ci-dessus relevez les éléments qui vous indiquent que :
a. l’extrait no 3 est une source historique.
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b. les extraits no 1 et 2 sont des films de fiction.
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2) L’extrait no 3 est un film datant du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944).
Les photographies datent du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944). (Annexe 1 p. 21-23)
Témoignage de John F. Mickey ,1944/1945. (Annexe 2 p.23-24 )
a. Listez les éléments de ces photographies et de l’extrait no 3 que l’on retrouve dans les extraits no 1 et no 2 ?
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b. Soulignez dans le témoignage les éléments semblables à ceux que vous avez vu dans les extraits no 1 et 2 ?
3) En vous basant sur tous les exercices précédent, jugez-vous qu’un film de fiction puisse être un bon outil pour illustrer un évènement historique ?
Justifiez votre réponse en relevant ses avantages et ses limites ?
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Références
Sites internet
- http://www.normandie44lamemoire.com/temoignages/temoignagemickey.htm
Ouvrage
- RYAN, Cornelius, Le jour le plus long, Robert Laffont : Paris, 1960, 441p.
Films
- Il faut sauver le soldat Ryan, 1998 (extrait no 1) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 5 min. à 7 min. Durée de l’extrait : 2 min.
- Le jour le plus long, 1962 (extrait no 2) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 47min. à 48 min. Durée de l’extrait : 1 min.
- Ils ont filmé la guerre en couleur, 1944 (extrait no 3) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 1h09 à 1h10. Durée de l’extrait : 1 min.
Annexe 1





Annexe 2
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“A un moment, sans le réaliser immédiatement, je vis la moitié d’un corps, flottant dans l’eau…” |
Le Jour J
La nuit du 4 au 5 juin 1944 nous étions couchés tout habillés, comme on en avait reçu la consigne, paquetage prêt. Je ne sais plus quelle heure il était mais un bruit puissant, au-dessus de nos têtes, nous réveilla. On se précipita dehors, il faisait une nuit noire et on entendait, sans les voir, les avions qui passaient dans le ciel. Les vibrations étaient si fortes qu’on les ressentait jusque dans nos os. L’appel du rassemblement retentit, nous savions que cette fois ce n’était pas un exercice. On grimpa dans les camions, qui nous emmenèrent au port. Il y avait deux fourgons de la croix rouge et des jeunes femmes nous accueillirent, elles distribuaient des beignets et du café chaud. J’entendis le type devant moi demander : « combien on peut en prendre ? », l’infirmière répondit : « prenez-en autant que vous voulez ! », et à voix basse elle lui conseilla d’éviter d’en manger. Je me souvins des traversées sur le lac Michigan, et jamais je ne prenais de beignets ! Je demandais du café et un peu de sucre. Sur le bateau on choisit une couchette. Il régnait un calme inhabituel, pas de plaisanteries ni de conversations animées. On ne savait pas quand on allait lever l’ancre, on ne nous donnait aucune information car personne ne savait rien. Je m’étendis sur ma couchette et fermais les yeux, mes pensées allaient vers Harriet, et un vrai lit. Au lever du jour, j’entendis des copains dire qu’ils n’avaient pas fermé l’œil. On passa encore une journée entière à bord, le bateau était encore à quai au soir du 5 juin. On nous avait donné un sac de papier doublé, on devinait à quoi il servait, pas besoin de nous le dire. Le bateau prit enfin la mer dans la nuit, cette fois on comprit où on allait. A l’aube, on découvrit la mer recouverte de navires de toutes sortes. Il y en avait un, énorme, marqué d’une croix blanche. La mer était déchaînée, les hommes vomissaient; certains n’avaient pas le temps de prendre leur sac. Le chemin pour monter dans les barges était un peu glissant, c’était à rendre malade mais j’ai évité de vomir. On était quarante ou soixante, debout, dans la péniche qui filait vers la plage. C’était l’enfer; des milliers de canons tiraient des navires sur la côte, et de la côte sur nous. Le ciel était rempli de bombardiers qui lâchaient leurs projectiles ; on voyait des bateaux, touchés par un obus, couler en quelques minutes. L’un, à moitié submergé, avait un drapeau et des marquages polonais. Le nôtre n’a pas été touché, mais dès qu’on atteignit la plage on se heurta à des obstacles d’acier en forme de croix, il fallait les franchir et on espérait qu’ils n’étaient pas minés. On débarqua sur la plage, à moitié en nageant, en tenant nos armes au sec au-dessus de nos têtes.
Certains, de plus petite taille, avaient de l’eau jusqu’à la poitrine, ils avaient besoin d’aide. A un moment sans le réaliser immédiatement, je vis la moitié d’un corps, flottant dans l’eau, mais pour la grâce de Dieu, moi, j’étais encore entier. A ma droite, il y avait des fusils et des équipements entassés. On était cloué par le feu de l’ennemi.
Les tirs venaient de plusieurs blockhaus, des masses de béton de deux mètres d’épaisseur avec des meurtrières qui crachaient le feu. Nos bombardiers les ébranlaient et forçaient l’ennemi à les évacuer, on avait qu’à les recevoir à coups de fusil. Il nous a fallu plusieurs jours pour atteindre le premier village. Je crus que c’était Cherbourg, il y avait les corps de plusieurs de nos gars, tués, dans les rues. Il fallait combattre maison par maison à la recherche de l’ennemi; et ce fut comme ça à travers toute la Normandie. Avec la chaleur de ce 7 juin, nos uniformes mouillés séchèrent rapidement, mais ce n’était pas ce qui nous préoccupait le plus. L’ennemi était partout, éparpillé par petits groupes, parfois un seul homme, des soldats sacrifiés qui nous tiraient dessus pour nous retarder.
(Mémoires de John F. Mickey – 1944/1945)