Analyse de l’évaluation et de résultats

juin 8, 2009

2GM TS2GM TS corrigé2GM TS grille d’évaluationTableau des résultats des élèves

Analyse de l’évaluation et de ses résultats

Analyse des résultats des élèves et plus particulièrement de trois élèves aux résultats différents

Bilan général:

De manière générale, les élèves ont bien réussi le test. Les problèmes que j’ai pu relever sont de l’ordre de la compréhension, de l’analyse et de l’esprit de synthèse. En effet, certains élèves ont tendance recopier les phrases du texte en changeant un ou deux mots. Ceci se voit puisqu’ils n’arrivent pas à justifier leur réponse par leurs propres mots. De plus, la consigne n’est pas totalement respectée ce qui renforce le constat ci-dessus concernant leurs lacunes.

Dans ce qui suit, j’analyse les résultats de trois élèves de niveaux différents : le premier n’a pas eu la moyenne (3.5), le deuxième a obtenu un résultat proche de la moyenne de classe (4.5) et le troisième s’est classé parmi les meilleurs à ce test (5.5).

La démarche d’analyse est la suivante :

  1. pour chaque élève, je relève les questions ayant donné lieu à des résultats insuffisants,
  2. afin de relativiser les résultats, j’étudie aussi quelques unes des questions n’ayant pas posé de problèmes,
  3. je détermine les niveaux de la taxonomie de Bloom concernés,
  4. je formule des hypothèses quant aux lacunes et quant à la démarche métacognitive des élèves.

Elève 12 :

Cet élève n’a pas eu la moyenne au test significatif. En effet, celui-ci a tendance à recopier les phrases du texte et a donc très peu l’esprit de synthèse. L’on ressent une grande peine à justifier et à expliquer ses réponses par ses propres mots.

-         QCM :

Même si l’élève a obtenu un nombre suffisant de points au QCM, nous pouvons remarquer que pour la question 8, il répond en cochant une date alors que la donnée était absurde “L’expansion allemande est arrêtée à Sydney en:”. En cochant une date, l’élève prétend que l’expansion allemande s’est arrêtée à Sydney. Ceci démontre soit qu’il a mal lu la consigne, soit qu’il n’a pas compris, qu’il n’avait aucune idée de la réponse et a répondu au hasard.  Cependant, cette dernière solution semble difficilement envisageable. En effet, selon mes observations en-dehors du cadre de ce test, cet élève montre habituellement une grande faculté de mémorisation mais des difficultés de compréhension ou d’inattention.

-         Question A :

D’une façon générale l’élève a répondu à côté de la question. Par exemple, il semble confondre la France de Vichy avec la zone occupée d’avant 1942. Quant à la première partie de la question, il semblerait que l’élève a retenu la notion de défaite mais a confondu la débâcle française de 1940 avec le tournant de la guerre en 1943, c’est-à-dire le début des défaites nazies. En ce sens, il s’agirait, ici aussi, d’une marque d’inattention (et donc d’une difficulté de compréhension) durant les cours alliée à une capacité de mémorisation.

-         Question C :

Cet exercice démontre que l’élève ne lit pas les consignes puisqu’il s’est trompé de document. Le problème se trouve peut être dans la formulation de la consigne. Je reconnais en effet qu’il aurait été préférable de citer le document dans la consigne directement plutôt que de la mettre

en annexe. Néanmoins, à cette exception près, la totalité des élèves a correctement compris la consigne.

-         Question D:

Cette question fait non seulement apparaître des difficultés de compréhension (comme pour les autres questions), mais aussi des difficultés d’analyse. En effet, d’une part l’élève ne comprend pas le contenu du document 2 parlant du Maréchal Pétain s’engageant dans la voie de la collaboration (avec Hitler bien entendu), mais n’arrive pas à comparer les textes entre eux (il associe les documents 1 et 2 comme deux sources encourageant les Français à lutter, alors que seul le premier annonce cela). De plus, le deuxième est clairement opposé au premier.

Si l’élève avait compris et avait pu mettre en relation ces trois documents, il aurait associé les documents 1 et 3 et les aurait dissociés du document 2 en justifiant sa réponse. Néanmoins, nous pouvons nous demander si ces lacunes dans la capacité d’analyse ne sont pas des conséquences logiques des lacunes dans la capacité de compréhension.

-         Questions E et H :

Dans ces deux questions, l’élève ne répond pas par ses propres mots, mais se contente de reprendre (au mieux de paraphraser) les consignes. Il semblerait que l’élève n’arrive pas à relever les éléments essentiels et à les synthétiser.

En ce qui concerne plus précisément la question H, l’élève se contente de reprendre les réponses faites aux exercices précédents. Dans ce cas précis, il est possible que l’élève ait considéré son travail comme étant suffisant et n’a pas souhaité prolonger sa réflexion dans laquelle il aurait au moins dû préciser la notion de crime contre l’humanité. Ainsi, il est difficile de se prononcer définitivement : même si nous notons des lacunes de compréhension et d’analyse, il se pourrait aussi que l’élève ait des difficultés d’un autre ordre mettant en danger son attention au cours. Cela dit, je dois reconnaître qu’en tant qu’enseignante, je suis responsable de l’apprentissage des élèves et j’aurais dû repérer ces difficultés auparavant et y remédier.

Elève 22 :

Cet élève a partiellement réussi son test en obtenant une note très légèrement supérieure à la moyenne de classe. On peut noter que les trois premiers exercices ont été résolus sans trop de difficultés. En ce sens, il ne semble pas que ses lacunes se situent au niveau de la compréhension.

-         Question D :

Cet exercice qui relève du niveau de compréhension et d’analyse selon la taxonomie de Bloom a été maîtrisé. En effet, l’élève a réussi à mettre en relation, à comparer les documents et a relevé que les documents 1 et 3 avaient un lien. Cependant, bien que je lui aie accordé tous les points, je m’attendais à une justification plus claire. On peut penser que l’élève a des lacunes dans l’application de la langue française, ce qui n’est pas une compétence prioritaire d’un cours d’histoire bien que cela puisse donner lieu à des difficultés futures dans son apprentissage.

-         Question E :

Ici, l’élève a un peu plus de peine à repérer l’essentiel. Il donne une information très générale sans vraiment la développer. En ce sens, on peut détecter une difficulté à synthétiser les informations d’une part et ses idées d’autre part.

-         Question H :

D’une façon générale, l’élève ne répond pas à la question : d’une part en ignorant certains points de la consigne et, d’autre part, en développant une introduction trois fois plus longue que demandé. Ainsi, l’élève ne comprend pas ou n’a pas lu la consigne et a de la peine à synthétiser les informations. On peut même noter qu’il reprend des phrases des textes des exercices précédents. Cela pourrait dénoter de lacunes dans les domaines de la compréhension et de la synthèse. Mais il est possible que l’élève, arrivé en bout de parcours du test, ait passé sur la question par manque de temps.

Elève 3:

Cet élève fait preuve d’un esprit de compréhension, d’analyse et de synthèse. Il arrive sans problème à relever les éléments essentiels du texte et à les synthétiser par ses propres mots comme le démontrent à l’évidence ses réponses aux exercices D et H.

Aux questions A et B, l’élève a seulement quelques lacunes dans la formulation. Ce qui à nouveau ne relève pas directement du cours d’histoire mais pourrait mettre en péril ses apprentissages futures. Néanmoins, ses réponses restent cohérentes, pertinentes et logiques.

En conclusion, les difficultés relevées se situent surtout au niveau de la compréhension (des consignes) et aussi dans les capacités d’analyse et de synthèse.

Des propositions de remédiation relativement aux problèmes d’enseignement-apprentissage rencontrés par les élèves ou certains élèves

En corrigeant le test, je me suis rendue compte que les difficultés se situaient surtout au niveau des exercices où il fallait repérer les éléments essentiels et les synthétiser, au niveau de l’exercice où il fallait mettre les documents en relation, les comparer et justifier la réponse par ses propre mots.

Je formulerai les hypothèses suivantes quant aux difficultés des élèves :

  1. Au niveau des connaissances, il est possible que les difficultés soient de l’ordre de la mémorisation et de l’ordre de l’indentification.
  2. En ce qui concerne la compréhension, il est possible que les difficultés se situent au niveau de la description, de l’identification et de la reformulation.
  3. Pour l’analyse, je crois noter des problèmes dans la comparaison et la différenciation.
  4. Finalement, en ce qui concerne la synthèse, la question est dans une certaine mesure de savoir si l’exercice H est bien un exercice de synthèse étant donné les détails fournis dans la consigne (mea culpa). Cependant, si tel est bien le cas, il faudrait se poser des questions au niveau de la conception et de la formulation.

Par rapport à ces hypothèses, les activités de remédiation pourraient ressembler à celles proposées par une équipe de chercheur de l’académie de Toulouse (C6HRSTO01) qui

rencontrait des difficultés analogues à celles décrites ci-dessus. Cependant, il serait bon de trouver des activités plus spécifiques aux besoins de la classe.

Notons tout d’abord que les lacunes dans ces compétences ne semblent pas être liées au sujet de par leur degré de généralité. Ainsi, il serait possible de proposer des activités de remédiation dans des sujets différents, par exemple des sujets portant sur une autre temporalité, mais aussi sur des sujets de la seconde guerre mondiale ne relevant pas directement de la problématique de la Shoah.

Une activité possible serait de donner à comparer des textes provenant de camps opposés : Radio Paris (Philippe Henriot), Radio Londres (Pierre Dac), Radio Sottens (René Payot) et de les rendre à leur légitime propriétaire. Cette activité aurait l’avantage de pouvoir se faire aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Par exemple :

  1. Proposer une écoute de ces discours, puis donner aux élèves des résumés de ces mêmes discours mais sans identification, puis leur demander de les appareiller. (Exercice sur la connaissance dans le sens de la mémorisation et de l’identification)
  2. Proposer une écoute et en demander un résumé. (Compréhension dans le sens de la reformulation.)
  3. Proposer une écoute de différents enregistrements, demander les arguments et les opposer sur le plan qualitatif.
  4. Proposer une lecture des textes de René Payot, de la BBC, et de Radio Paris et demander de faire une synthèse des événements de l’époque, de la façon dont les différentes parties en rendent compte et des raisons de ces différences selon les connaissances dont disposent les élèves.

Une telle démarche pourrait être envisagée avec de nombreuses autres activités comme celles qui suivent :

-         De même on pourrait aussi faire de l’analyse avec ces textes ou discours : par exemple une compréhension de texte du chant des partisans, une analyse de la bataille des ondes opposant Philippe Henriot à Pierre Dac.

-         Comme autre exercice d’analyse, il serait intéressant de comparer les textes d’historiens actuels à propos de la neutralité de la Suisse. Cette tâche pouvant être plus ou moins complexe selon les extraits choisis, il serait même possible d’en faire une activité extrascolaire.

-         Dans le cas plus spécifique de la Shoah, il pourrait être exceptionnellement intéressant d’analyser le comportement des civils Danois qui ont refusé en bloc de confier leurs compatriotes de confession juive sans susciter pour autant de réaction de la part des Nazis.

Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation

Lors de la conception argumentée de mon évaluation significative, je me suis rendue compte que plus de la moitié du test relève du niveau de compréhension selon la taxonomie de Bloom.

En effet, pour les questions A, B, C, D et E, les élèves doivent être capables de rechercher les informations essentielles dans des documents et de les synthétiser.

Une seule question relève de l’analyse (D) : lors de cette activité les élèves doivent être capables d’associer les documents 1 et 3, par opposition au document 2.

Quant à la question H, elle relève plutôt de la synthèse puisque les élèves doivent collecter, organiser et formuler les connaissances acquises ainsi que le contenu des documents afin d’en créer un troisième. Cela relève aussi de l’analyse puisqu’ à l’époque de l’évaluation, les élèves n’ont pas encore vu la notion de crime contre l’humanité.

Concernant l’exercice de synthèse, nous pourrions nous poser la question s’il s’agit d’une synthèse proprement dite ou d’un simple résumé. En effet, pour obtenir un exercice de synthèse, il faudrait que l’élève apporte sont point du vue ou celui de quelqu’un d’autre.

Comme déjà mentionné précédemment, cet exercice demande aux élèves plus qu’un simple résumé, puisqu’ils doivent être capables de relever les éléments essentiels, de les assembler et de les organiser afin de créer un troisième document. De plus, le fait que les élèves doivent identifier la notion de “crime contre l’humanité” dénote une dimension analytique débouchant naturellement sur la notion de synthèse dans le rendu de la dite analyse.

Cependant pour en faire véritablement un exercice de synthèse je n’aurais pas dû imposer la structure du texte à développer. Je reconnais là une occasion manquée de ma part motivée seulement par une trop grande commisération dont je me repens.

De plus, lors de la correction du test, je me suis rendue compte que ma grille d’évaluation n’était pas adaptée à toutes les situations. Mes indicateurs sont trop précis et ne laissent pas la possibilité à de multiples réponses. En effet, lorsque j’ai construit le test, j’ai relevé moi-même des documents les éléments qui me semblaient essentiels. Lors de la correction, j’ai été confronté à ce problème puisque plusieurs élèves ont relevé d’autres éléments que l’on pourrait considérer comme pertinents.

J’aurai dû donc construire ma grille autrement, c’est-à-dire évaluer en priorité l’exactitude, la pertinence et la cohérence.

Dans le même ordre d’idée, j’ai eu des difficultés à trancher la véracité des réponses à la question A. Cette dernière demande de situer les événements par rapport au déroulement de la Seconde Guerre mondiale. J’ai obtenu des réponses incomplètes ou superficielles telles que “début de la guerre, milieu de la guerre et fin de la guerre”. Ces réponses, malgré leur manque de précision sont néanmoins justes. J’attendais plutôt que les élèves situent ces documents par rapport à des événements précis de la Seconde Guerre mondiale. Cela provient probablement de la formulation de la consigne. Il aurait fallu que cette dernière soit plus précise.

En conclusion, plus de la moitié de ce test relève de la compréhension. Si les élèves demeurent dans leur zone proximale de développement, ils n’avancent cependant pas dans l’acquisition de compétences puisqu’ils restent dans le “savoir refaire”[1]. Si je devais refaire un test, je suivrais les recommandations de Dambroise et Bouhon dans leur ouvrage “Evaluer les compétences en histoire” : amener les élèves vers des situations nouvelles, c’est-à-dire passer de la compréhension à l’application pour ensuite aller vers l’analyse et la synthèse.


Bibliographie

Ouvrage:

Dambroise C., Bouhon M. (dir.), Evaluer des compétences en classe d’histoire, Louvain-la-Neuv, Unité de didactique de l’Histoire de l’Université catholique de Louvain, 2002.

Site internet:

[1] http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/sg-dfj/fichiers_pdf/CGE.pdf


[1] Dambroise C., Bouhon M. (dir.), Evaluer des compétences en classe d’histoire, Louvain-la-Neuv, Unité de didactique de l’Histoire de l’Université catholique de Louvain, 2002.

Test significatif

juin 3, 2009

Test significatif : la Seconde Guerre mondiale

Objectifs : - restituer des connaissances

– tirer des informations d’un discours et d’une affiche texte

– comparer des documents et mettre en lien les informations observées

– repérer dans un témoignage les informations utiles et les synthétiser

– synthétiser les connaissances

Commentaires : ……………………………………………………………………………………………………………

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Total : ……………….. / 12 points                                                                    Note :……………..

QCM                                                                                             (2 points)

Cochez la bonne réponse.


1) Qu’est-ce que le STO ?

service de technique ouvrier

sécurité du territoire ouest

service de travail obligatoire

manque d’informations dans la donnée

absurdité

2) Qui est-ce ?

Hitler

Churchill

de Gaulle

manque d’informations dans la donnée

aucune réponse n’est valable

absurdité

3) La Seconde Guerre mondiale commence quand

de Gaulle part en Grande Bretagne

l’armée allemande attaque la France

les Japonais attaquent Pearl Harbor

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité

4) Les forces de l’Axe sont constituées de :

Allemagne, Suède, et Italie

Allemagne, Espagne, Japon

Allemagne, Italie, Japon

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité

5) Quelle est la date du débarquement en Normandie ?

6 juin 1944

20 avril 1945

18 juin 1940

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité

6) Quels Etats font partie des pays Alliés ?

l’URSS

les Etats-Unis

la Grande-Bretagne

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité

tous les Etats mentionnés

7) Que signifie le terme Shoah ?

c’est un autre nom pour désigner l’armée de l’air allemande

c’est le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

c’est la résistance acharnée des Yougoslaves contre les nazis

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité

8) L’expansion allemande est arrêtée à Sydney en

1942

1943

1944

aucune réponse n’est valable

manque d’informations dans la donnée

absurdité                               / 2 points

Resister ou collaborer

Document 1 : Le général de Gaulle lance son appel au micro de la BBC,
à Londres

Document 2 : Message du Maréchal Pétain sur les ondes de Radio-Vichy,
le 30 octobre 1940

Français !

J’ai rencontré, jeudi dernier, le chancelier du Reich. […] Je vous dois à ce sujet quelques explications […] C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française […] que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration. […] Cette collaboration doit être sincère […] La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi […] Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi.

Document 3 : Extrait d’une affiche placardée dans le Vercors en juillet 1944

République française

Liberté – Egalité – Fraternité

Le 3 juillet 1944, la République française a été officiellement restaurée dans le Vercors. A date de ce jour les décrets de Vichy sont abolis et toutes les lois républicaines remises en vigueur […]. Notre région est en état de siège. Le Comité de Libération nationale demande donc à la population de faire l’impossible, comme il le fera lui-même, pour mettre à la disposition du Commandement militaire qui a la charge écrasante de nous protéger contre un ennemi toujours aussi barbare, tous les moyens dont il dispose.

Questions                                                                                         (5 points)

Doc. 1, 2 et 3

A) Après avoir précisé la date du document 1, situez ces trois documents par rapport au déroulement de la Seconde Guerre mondiale.

Date du document 1 : ………………………………………………………………………………………………………

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Document 1 : …………………………………………………………………………………………………………………

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Document 2 : …………………………………………………………………………………………………………………

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Document 3 : …………………………………………………………………………………………………………………

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/2 points

Doc. 2

B) Dans ce document, par quel nom Pétain désigne-t-il la politique qu’il va mener avec l’Allemagne ?

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C) – Citez une expression du texte qui montre que la France n’est plus une République.

– A quel type de régime, la France, appartient-elle dorénavant ?

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/1 point

Doc. 1, 2 et 3

D) Comparez ces documents et dites lesquels ont un point commun. Justifiez votre réponse avec vos propres mots.

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/1 point

E) D’après le document 3 (placardé en 1944), montrez ce que signifie la Libération de la France.

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/1 point

Le système concentrationnaire nazi

Document 1

Il me semble que notre convoi, parti de Salonique1 le 29 avril 1943 par une belle journée de printemps, arriva à Birkenau, en Haute Silésie, vers quatre ou cinq heures du matin, le 8 mai 1943. En débarquant du train, à la lumière des projecteurs, les coups de matraque et les cris des SS eurent l’effet désiré…

Très vite, étourdis par les cris, surpris par le froid matinal (il faisait encore nuit), éblouis par les projecteurs, nous avons été arrachés à nos femmes…

On nous a dirigés vers une baraque où j’ai aperçu brusquement un ami de Salonique, le Dr Monis Samuélidès qui, étant arrivé quelques jours avant nous, exerçait déjà les fonctions de médecin au camp. Sans que personne ne s’en rende compte, Samuélidès me prit à part. En quelques mots, il essaya de m’expliquer ce qu’était le camp et ce qui était déjà arrivé, ou était en train d’arriver, à nos parents, à ma pauvre femme, Nora, ainsi qu’à toute notre famille. Devant mon visage décomposé, mes yeux agrandis d’épouvante, Monis, imperturbable, continuait la description de ce qui, d’après lui, était déjà accompli ou sur le point de l’être. “A l’heure qu’il est, me dit-il, tes parents, ton épouse et ses parents sont déjà gazés et seront bientôt brûlés dans les fours crématoires. Les jeunes ont une chance, faible il est vrai, de s’en sortir, à condition de n’être jamais malades. Ils devront travailler, chacun dans sa spécialité, jusqu’à la fin de la guerre.” J’ai eu l’impression que mon ami était devenu fou, qu’il délirait…..

Jacques Stroumsa, Tu choisiras la vie (violoniste à Auschwitz), Paris 1998

(1) Salonique : ville située au nord-est de la Grèce

Document 2

Le 1er novembre (1942), tous les ateliers furent envoyés aux pommes de terre (…) cette journée fut infiniment douloureuse. Les coups pleuvaient de toute part ; les vociférations des SS et des détenus qui nous encadraient déchiraient l’air et les scènes de sadisme se multipliaient. Des (hommes) munis de pelles et de fourches déchargeaient les wagons… Certains, plus loin, creusaient des silos, et entassaient les pommes de terre dans la paille. (…) De temps en temps, on entendait le claquement sec d’un coup de fusil : c’était un des SS qui s’amusait à faire des cartons en prenant pour  (…) cibles les malheureux parmi nous et le plus souvent des juifs (…). La nuit (…) venue, sous la lumière aveuglante des projecteurs, nous dûmes continuer notre calvaire jusqu’au déchargement complet des wagons. A la rentrée au camp, des camions spéciaux furent affectés au transport des cadavres.

Raymond Montégut, Arbeit macht Frei, cité dans Claudine Cerdon-Hamet : les “45000″, mille otages pour Auschwitz (le convoi du 6 juillet 1942), Paris 1997

Questions                                                                                          (5 points)

Doc. 1

F) Que nous apprend l’auteur du document 1 sur le sort des déportés ?

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/1 point

Doc. 2

G) Quelles sont les conditions de vie des déportés qui ont survécu à la sélection ?

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/1 point


H) Paragraphe de synthèse

A l’aide des informations tirées des documents et en vous aidant de vos connaissances, rédigez un paragraphe d’une quinzaine de lignes sur le système concentrationnaire nazi.

Pistes pour réussir :

§         Introduction de deux lignes

§         Paragraphe en 2 parties :

-         sur les catégories de populations que les nazis considèrent comme ennemis du Reich

-         sur les camps de concentrations et les camps d’exterminations (conditions de vie, chambres à gaz, exemples de camps)

§         Conclusion de deux lignes sur le bilan du génocide des Juifs et introduction de la notion de crime contre l’humanité.

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/3 points

Critique du blog

mai 25, 2009

Add New

Tout d’abord, ce blog permet de recueillir tout ce que l’on désire dire sur Internet, ainsi nous pouvons rédiger des articles, des messages tout en intégrant des photos, des vidéos et bien d’autres pièces jointes. Ce blog est donc une sorte de journal intime en beaucoup plus élaboré.  De plus, je trouve intéressant qu’il puisse être réservé à un nombre restreint de personnes (famille, amis, classe, collège) ou être destiné à la vague des internautes (toute personne susceptible d’être intéressée par l’article).

Je le trouve également très facile d’utilisation puisque publier des articles sur ce blog ou un autre ne demande aucune connaissance technique et il peut ainsi être utilisé par tout le monde.

En plus d’être facile à utiliser, pour les élèves, un blog permet une grande interactivité. En effet, ils ont la possibilité de réagir aux messages, d’apporter leur avis ou de lire les réactions des autres visiteurs. Comme je l’ai déjà mentionné lors de l’analyse du blog pédagogique, les interactions peuvent prendre l’aspect d’une discussion entre l’auteur et le lecteur.

Le seul point négatif de ce blog, c’est qu’il ne prend pas la mise en page du document Word lorsque l’on y intègre des tableaux. Pour ma part, j’ai du passé plusieurs heures à essayer de trouver un moyen afin de régler le problème.

Analyse du blog pédagogique

mai 7, 2009

Analyse du blog pédagogique de Bruno Sentier

Ce blog est l’œuvre de Bruno SENTIER, un enseignant d’histoire dans un collège de Cambrai. Le site s’architecture autour de deux fonctionnalités principales. La première consiste en une présentation d’un site fournissant des aides pour le brevet et la seconde offre la possibilité aux internautes de poser diverses questions concernant l’histoire et l’actualité. Chaque semaine une de ces questions est sélectionnée et elle se voit fournir une réponse par le webmaster.

Le contenu du site est majoritairement textuel, mais il s’accompagne ça et là d’un certain nombre de vidéos, d’images et de photos pour illustrer les réponses de l’auteur.

Le blog est majoritairement frontal. L’essentiel du contenu n’est constitué que d’informations brutes et toutes les interactions, notamment les questions des internautes, n’ont que pour but de fournir un sujet de « cours ». L’auteur ne laisse pas place à un débat constructif pouvant aboutir à un enseignement behavioriste ou constructiviste.

L’auteur fournit donc une réponse à une question qu’il a sélectionnée. On remarque de plus qu’il n’ouvre pas la discussion à la suite de sa réponse. Celle-ci semble avoir un caractère définitif et absolu. En atteste par exemple ce billet : http://lewebpedagogique.com/bsentier/quelle-est-lorigine-du-hot-dog/#comment-8182 .On voit donc ici qu’un internaute propose malgré tout une réponse alternative ouvrant un éventuel débat que le webmaster, de part sa réponses tranchée, semble malgré tout tuer dans l’œuf. A noter que la réponse originelle n’invitait pas aux commentaires ou aux débats.

Chaque article de réponse prend donc la forme d’une leçon, donnant ainsi au blog un caractère frontal certain.

Du point de vue de la pédagogie, on remarque que le site utilise fréquemment divers supports de communication tels le texte ou la vidéo. Il ouvre également beaucoup son contenu vers l’extérieur en proposant souvent, pour un terme ou un concept particulier, des liens vers d’autres sites traitants plus en profondeur desdits sujets.

Cependant, le blog s’avère relativement obscure et complexe d’utilisation. Il n’y a par exemple que peu de questions dont les réponses sont accessibles. Afin de parcourir les différentes questions posées, il faut naviguer au hasard parmi les catégories des billets du blog. De plus, hormis la possibilité de poser des questions, il n’existe aucune autre forme d’échange ou de collaboration entre internautes au sein du site. Le site ne dispose pas non plus d’exercices interactifs ou d’une autre forme d’activité invitant au partage. Il agit plutôt comme une sorte de vitrine du savoir.

En fin de compte, ce blog peut être une source intéressante de réponses à des questions que l’on pourrait se poser. Cependant, l’absence d’une liste des questions posées et l’obligation de naviguer au hasard limitent fortement l’attrait de ce blog. Je rajouterais également que la partie d’aide au brevet est totalement obsolète puisque tous les liens présents dans l’article mènent à un autre blog devenu inactif.

L’évaluation en histoire

avril 26, 2009

L’évaluation en histoire

Présentation du dispositif d’enseignement à l’origine du test significatif

J’enseigne l’histoire dans une classe de 9ème VSB à raison de deux périodes consécutives par semaine. Durant ces quelques périodes, nous avons travaillé en profondeur la Seconde Guerre mondiale. Ce plan permettra de voir les thèmes traités :

  1. Introduction : introduction du sujet en parcourant les grandes phases de la Seconde Guerre mondiale.
  2. L’Axe victorieux (1939-1942) : la rapidité avec laquelle les pays de l’Axe ont étendu leur domination. Explication du principe de la Blitzkrieg.
  3. L’Europe sous la domination nazie (l’univers concentrationnaire) : les contraintes imposées à l’Europe par la domination nazie. Distinguer les différentes formes de l’univers concentrationnaire, tout en insistant sur l’horreur de la Shoah.
  4. L’Axe vaincu (1942-1945) : la reprise en main de la situation par les Alliés et la capitulation des forces de l’Axe.
  5. La France (régime de Vichy, de Gaulle face à Pétain, la France sous l’occupation, le statut des Juifs sous Vichy, la Résistance et France libre) : les conséquences territoriales de la défaite et la particularité d’une France coupée en deux. L’engagement du régime de Vichy dans la voie de la collaboration. Les conditions de vie difficiles des civils. Présenter la Résistance français et voir en quoi son action à consisté.
  6. Le bilan (humain, matériel, moral), un monde en reconstruction, la création de l’ONU.

Afin de traiter les thèmes ci-dessus j’ai choisi de travailler la compétence suivante : mettre en perspective les faits présents et passés, pour en rechercher leurs conditions d’émergence, leurs causes et leurs conséquences.

Afin d’exercer cette compétence, l’étude de ces événements a été accompagnée par diverses sources : des images, des affiches de propagande, des graphiques, des cartes, des textes ainsi que des photos. Ces documents ont été utilisés dans de nombreuses activités (individuelles, en groupe, discussion en classe). Pour chaque leçon, les élèves avaient pour tâches de s’approprier un savoir en exploitant des documents et en y recherchant des informations. Puis ils devaient mettre en relations les informations en comparant les documents.

Ces compétences travaillées durant les cours vont donc être évaluées lors du test significatif, dans le cadre général de l’évaluation[1].

Conception argumentée du test significatif

J’ai choisi de présenter cette deuxième partie sous forme de tableau afin de faciliter la compréhension. Dans la colonne de gauche se trouvent les questions du test significatif et la colonne de droite contient les compétences évaluées accompagnées d’un argument ainsi que du niveau taxonomique de Bloom.

A) Après avoir précisé la date du document 1, situez ces trois documents par rapport au déroulement de la Seconde Guerre mondiale.

<- Etablir des relations / Analyse selon Bloom (ici : une recontextualisation des documents par rapport à des connaissances connues)

<- Exploiter différents documents / Compréhension selon Bloom (ici : en extraire le sens afin d’effectuer la contextualisation)

<- Connaissance : mémoriser, rappeler (selon Bloom)

B) Dans ce document, par quel nom Pétain désigne-t-il la politique qu’il va mener avec l’Allemagne

C) – Citez une expression du texte qui montre que la France n’est plus une République.

- A quel type de régime, la France, appartient-elle dorénavant ?

<- Rechercher des informations tirées de différents documents et instruments / Compréhension selon Bloom (ici : identifier le concept central de collaboration)

<- Décrire et dégager un caractère propre d’un événement, situation ou évolution / Compréhension selon Bloom (ici : le passage d’un régime républicain à un régime dictatorial)

D) Comparez ces documents et dites lesquels ont un point commun.

Justifiez votre réponse avec vos propres mots.

E) D’après le document 3 (placardé en 1944), montrez ce que signifie la Libération de la France.

<- Etablir des relations en comparant et en distinguant des informations tirées de différents documents et instruments / Analyse  selon Bloom (ici : associer les documents 1 et 3, par opposition au document 2)

<- Décrire et dégager un caractère propre d’un événement, situation ou évolution / Compréhension selon Bloom (ici : le caractère de retour à une république et à ses valeurs)

F) Que nous apprend l’auteur du document 1 sur le sort des déportés ?

<- Exploiter différents documents et instruments / Compréhension selon Bloom (ici : dégager les éléments essentiels)

G) Quelles sont les conditions de vie des déportés qui ont survécu à la sélection ?

<- Exploiter différents documents et instruments / Compréhension selon Bloom (ici : dégager les éléments essentiels)

H) Paragraphe de synthèse

A l’aide des informations tirées des documents et en vous aidant de vos connaissances, rédigez un paragraphe d’une quinzaine de lignes sur le système concentrationnaire nazi.

<- Synthèse : arranger, assembler, collecter, composer, construire, créer, formuler, organiser, préparer, proposer, écrire. (ici : créer un 3e document synthétisant les connaissances acquises et le contenu des 2 autres documents)

<- Mise en perspective faits présent et passé (ici : dans une vision historique globale, identifier l’apparition du terme « crime contre l’humanité»)


[1] http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/sg-dfj/fichiers_pdf/CGE.pdf

Analyse activité débarquement de Normandie 1944

avril 7, 2009

Analyse de l’activité autour de films de fiction

Cette activité à duré deux période. Elle s’est découpée en plusieurs étapes. La première a consisté à faire écouter aux élèves la bande-son de deux films de fiction différents. A l’issue de l’écoute, ils ont du répondre individuellement à quelques questions. La seconde étape à été le visionnage des deux mêmes extraits de films mais cette fois-ci avec les images et sans le son. Ajouté à cela, un troisième extrait leur a été proposé, il s’agissait d’une source (Issue du documentaire « Ils ont filmé la guerre en couleur »). A nouveau, les élèves devaient répondre individuellement à quelques questions. Enfin, dans un dernier temps, les élèves, par groupe de quatre, ont eu à comparer ces extraits sous divers points avec l’aide de sources historiques (photos et témoignage d’époque) afin de prendre conscience de la pertinence ou non d’un film de fiction dans l’illustration d’un événement historique.

Une fois l’activité terminée, les élèves ont reçu une feuille où ils devaient, anonymement, noter ce qu’ils avaient appris, ce qu’il leur avait plu et les éléments qu’ils souhaitaient voir changer. De leurs réponses et au cours de l’activité elle-même, j’ai pu constater que la majorité d’entre eux a acquis les connaissances que je souhaitais leur inculquer, notamment pour ce qui est de la véracité d’un film de fiction et de l’importance de ‘image autant que celle du son. Les élèves ont également souligné que cette activité les avait beaucoup aidé à se représenter ce qu’étaient le débarquement de Normandie et ce que les soldats ont du ressentir sur ces plages.

L’activité a beaucoup plus aux élèves, dans son ensemble. Ils ont salué l’emploi de deux films de fictions datant d’époque différentes puisque cela leur a également ouvert les yeux sur les différences de traitement d’un même sujet suivant les époques. Ils ont trouvé un grand intérêt dans la séparation du son et de l’image et sur les impressions que cela pouvait leur véhiculer.

Dans un registre plus anecdotique, les élèves ont également beaucoup apprécié ce cours d’un genre différent. De leur confession, cela a renouvelé leur intérêt pour le sujet enseigné. De plus, les corrections des exercices ont donné lieu à un long débat sur les avantages et limites de la fiction par rapport à la réalité. De l’avis général, ce débat aurait du se prolonger.

Pour ce qu’il est des améliorations à apporter à l’activité, les élèves ont souligné en manque relatif de temps pour apporter des réponses aux questions qui leurs étaient posées. Ils auraient également pouvoir entendre et visionner les extraits plusieurs fois, afin de mieux s’imprégner de chacun d’entre eux. Certains ont estimé que le dossier à remplir était trop conséquent. Enfin, un certain nombre aurait souhaité le visionnage intégral de l’un des films.

D’un point de vue personnel, je remanierais en grande partie les questions liées à l’écoute des bandes-sons. Comme l’a suggéré une de mes camarades, je rajouterais des questions et un travail sur les émotions véhiculées par le son. La question B serait à enlever car elle n’apporte rien. A la place, je préférerais, en fin d’exercice, ajouter un complément à la question C ayant pour but de demander aux élèves d’exposer les éléments sonores et les sentiments évoqués qui ont accentué l’impression de réalité ressentie.

Dans l’activité de comparaison, je trouve qu’il serait plus logique d’identifier immédiatement plutôt que de demander aux élèves de trouver une évidence. Cela permettrait par la suite de gagner du temps et de limiter les incompréhensions pour le travail de comparaison. Je mettrais également cette comparaison en lien avec les deux tableaux précédents afin que ceux-ci aient plus d’interactivité avec le reste du travail.

Enfin, après réflexion, j’ai rajouté en toute fin une question de synthèse permettant de clore le sujet et d’atteindre mes objectifs. Cette question est absente du document présent sur mon blog mais elle figurait dans l’activité proposée aux élèves. J’ai également modifié mes consignes afin de les rendre plus opérationnalisable. La version refaite figurera d’ailleurs aussi sur le blog.

Fiche d’exercices : débarquement Normandie 1944, nouvelle version

avril 7, 2009

Le Débarquement de Normandie (6 juin 1944): activités autour de trois extraits de films.

1) Vous allez écouter deux extraits de film, sans voir les images.

a. Pour chacun de ces extraits, décrivez dans le tableau ci-dessous les sons que vous entendez.

b. Pour chacun de ces extraits, décrivez dans le tableau ci-dessous ce que l’environnement sonore vous inspire (sentiments).

Extrait no 1

Extrait no 2

Ce que vous entendez :

Ce que l’environnement sonore vous inspire  (sentiments) :

c. A l’aide du tableau ci-dessus, déterminez lequel de ces deux extraits vous semble représenter le plus une situation réelle.

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Justifiez en soulignant dans le tableau ci-dessus les éléments sonores et les sentiments évoqués qui ont motivé votre réponse.

2) Vous allez regarder les deux mêmes extraits de film ainsi qu’un nouveau.

a. Décrivez les éléments visuels suivants :

Extrait no 1

Extrait no 2

Extrait no 3

Prises de vue (mouvements de la caméra, plans)

Le décor

Les personnages

(habillement, gestuelle, apparence physique)

Couleurs

(qualité de l’image)

Ce qui vous semble irréaliste

Ce qui vous semble réaliste

b. Parmi ces trois extraits, choisissez celui qui vous aide le plus à vous représenter l’événement ?

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Dans les deux tableaux ci-dessus, soulignez les éléments qui vous ont permis de faire votre choix.

En vous basant sur les deux points précédents, rédigez 5 à 10 lignes expliquant votre choix.

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Activités de comparaison autour des extraits de film ainsi que des sources historiques.

1) A l’aide des deux tableaux ci-dessus relevez les éléments qui vous indiquent que :

a. l’extrait no 3 est une source historique.

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b. les extraits no 1 et 2 sont des films de fiction.

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2) L’extrait no 3 est un film datant du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944).

Les photographies datent du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944). (Annexe 1 p. 21-23)

Témoignage de John F. Mickey ,1944/1945. (Annexe 2 p.23-24 )

a. Listez les éléments de ces photographies et de l’extrait no 3 que l’on retrouve dans les extraits no 1 et no 2 ?

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b. Soulignez dans le témoignage les éléments semblables à ceux que vous avez vu dans les extraits no 1 et 2 ?

3) En vous basant sur tous les exercices précédent, jugez-vous qu’un film de fiction puisse être un bon outil pour illustrer un évènement historique ?

Justifiez votre réponse en relevant ses avantages et ses limites ?

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Références

Sites internet

- http://www.normandie44lamemoire.com/temoignages/temoignagemickey.htm

- http://www.6juin1944.com/

Ouvrage

- RYAN, Cornelius, Le jour le plus long, Robert Laffont : Paris, 1960, 441p.

Films

- Il faut sauver le soldat Ryan, 1998 (extrait no 1) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 5 min. à 7 min. Durée de l’extrait : 2 min.

- Le jour le plus long, 1962 (extrait no 2) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 47min. à 48 min. Durée de l’extrait : 1 min.

- Ils ont filmé la guerre en couleur, 1944 (extrait no 3) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 1h09 à 1h10. Durée de l’extrait : 1 min.

Annexe 1

Annexe 2

“A un moment, sans le réaliser immédiatement, je vis la moitié d’un corps, flottant dans l’eau…”

Le Jour J
La nuit du 4 au 5 juin 1944 nous étions couchés tout habillés, comme on en avait reçu la consigne, paquetage prêt. Je ne sais plus quelle heure il était mais un bruit puissant, au-dessus de nos têtes, nous réveilla. On se précipita dehors, il faisait une nuit noire et on entendait, sans les voir, les avions qui passaient dans le ciel. Les vibrations étaient si fortes qu’on les ressentait jusque dans nos os. L’appel du rassemblement retentit, nous savions que cette fois ce n’était pas un exercice. On grimpa dans les camions, qui nous emmenèrent au port. Il y avait deux fourgons de la croix rouge et des jeunes femmes nous accueillirent, elles distribuaient des beignets et du café chaud. J’entendis le type devant moi demander : « combien on peut en prendre ? », l’infirmière répondit : « prenez-en autant que vous voulez ! », et à voix basse elle lui conseilla d’éviter d’en manger. Je me souvins des traversées sur le lac Michigan, et jamais je ne prenais de beignets ! Je demandais du café et un peu de sucre. Sur le bateau on choisit une couchette. Il régnait un calme inhabituel, pas de plaisanteries ni de conversations animées. On ne savait pas quand on allait lever l’ancre, on ne nous donnait aucune information car personne ne savait rien. Je m’étendis sur ma couchette et fermais les yeux, mes pensées allaient vers Harriet, et un vrai lit. Au lever du jour, j’entendis des copains dire qu’ils n’avaient pas fermé l’œil. On passa encore une journée entière à bord, le bateau était encore à quai au soir du 5 juin. On nous avait donné un sac de papier doublé, on devinait à quoi il servait, pas besoin de nous le dire. Le bateau prit enfin la mer dans la nuit, cette fois on comprit où on allait. A l’aube, on découvrit la mer recouverte de navires de toutes sortes. Il y en avait un, énorme, marqué d’une croix blanche. La mer était déchaînée, les hommes vomissaient; certains n’avaient pas le temps de prendre leur sac. Le chemin pour monter dans les barges était un peu glissant, c’était à rendre malade mais j’ai évité de vomir. On était quarante ou soixante, debout, dans la péniche qui filait vers la plage. C’était l’enfer; des milliers de canons tiraient des navires sur la côte, et de la côte sur nous. Le ciel était rempli de bombardiers qui lâchaient leurs projectiles ; on voyait des bateaux, touchés par un obus, couler en quelques minutes. L’un, à moitié submergé, avait un drapeau et des marquages polonais. Le nôtre n’a pas été touché, mais dès qu’on atteignit la plage on se heurta à des obstacles d’acier en forme de croix, il fallait les franchir et on espérait qu’ils n’étaient pas minés. On débarqua sur la plage, à moitié en nageant, en tenant nos armes au sec au-dessus de nos têtes.

Certains, de plus petite taille, avaient de l’eau jusqu’à la poitrine, ils avaient besoin d’aide. A un moment sans le réaliser immédiatement, je vis la moitié d’un corps, flottant dans l’eau, mais pour la grâce de Dieu, moi, j’étais encore entier. A ma droite, il y avait des fusils et des équipements entassés. On était cloué par le feu de l’ennemi.
Les tirs venaient de plusieurs blockhaus, des masses de béton de deux mètres d’épaisseur avec des meurtrières qui crachaient le feu. Nos bombardiers les ébranlaient et forçaient l’ennemi à les évacuer, on avait qu’à les recevoir à coups de fusil. Il nous a fallu plusieurs jours pour atteindre le premier village. Je crus que c’était Cherbourg, il y avait les corps de plusieurs de nos gars, tués, dans les rues. Il fallait combattre maison par maison à la recherche de l’ennemi; et ce fut comme ça à travers toute la Normandie. Avec la chaleur de ce 7 juin, nos uniformes mouillés séchèrent rapidement, mais ce n’était pas ce qui nous préoccupait le plus. L’ennemi était partout, éparpillé par petits groupes, parfois un seul homme, des soldats sacrifiés qui nous tiraient dessus pour nous retarder.

(Mémoires de John F. Mickey – 1944/1945)

Fiche d’exercices : débarquement Normandie 1944

mars 11, 2009

Le débarquement de Normandie : activités autour de trois extraits de film

1) Vous allez écouter deux extraits de film, sans voir les images.

a. Décrivez par écrit, dans le tableau ci-dessous, ce que vous entendez dans chacun des ces deux extraits.

Extrait no 1

Extrait no 2

Qu’entendez-vous ?

b. Décrivez par écrit quel sorte d’événement illustre ces deux bandes son ?

b. Décrivez par écrit quel sorte d’événement illustre ces deux bandes son ?

c. Expliquez par écrit si parmi ces deux bandes son, l’une a l’air d’illustrer mieux la réalité que l’autre ?

2) Vous allez regarder les deux mêmes extraits de film ainsi qu’un nouveau.

Décrivez les éléments visuels suivants :

Extrait no 1

Extrait no 2

Extrait no 3

Prises de vue

(mouvements de la caméra, plans)

Le décor

Les personnages

(habillement, gestuelle, apparence physique)

Couleurs

Ce qui vous parait excessif

Ce qui vous parait réaliste

3) A l’aide des deux tableaux, déterminez lequel de ces trois extraits vous aident le plus à vous représenter l’événement ? Justifiez votre réponse.

Activités de comparaison autour des extraits de film ainsi que des sources historiques.

Il s’agit dans un premier temps de révéler aux élèves que deux des ces extraits (sans leur dire lesquels) sont des films de fiction et que un est une source historique. Ils devront à l’aide du tableau sur les éléments visuels repérer lequel est la source historique. Les élèves devront répondre individuellement à la question et la correction se fera collectivement afin qu’ils puissent tous distinguer les éléments qui différencient une fiction d’une source. (Question 1)

Dans un deuxième temps, les élèves devront alors comparer (2.) l’extrait no 3, quelques photographies datant du jour J ainsi qu’un témoignage afin de repérer les similitudes entre ces derniers qui leur permettront de vérifier si le film de fiction permet d’avoir une représentation fidèle quand au déroulement des faits de l’événement historique. (Question 2)

1) A l’aide du tableau sur les éléments visuels, déterminez lequel de ces trois extraits est la source historique ? Justifiez votre réponse.

2) L’extrait no 3 est un film datant du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944). Ces photographies datent du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944). Témoignage de John F. Mickey ,1944/1945.

a. Listez les éléments de ces photographies et de l’extrait no 3 que l’on retrouve dans les extraits no 1 et no 2 ?

b. Soulignez dans les témoignages puis listez les éléments qui vous évoquent ce que vous avez vu à l’écran?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_faut_sauver_le_soldat_Ryan#Fiche_technique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_le_plus_long

Images : RYAN, Cornelius, Le jour le plus long, Robert Laffont : Paris, 1960, 441p.

http://www.normandie44lamemoire.com/temoignages/temoignagemickey.htm

Débarquement de Normandie 1944

mars 11, 2009

Fiche signalétique

Il faut sauver le soldat Ryan

Fiche technique

Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) est un film américain réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1998.

Synopsis

6 juin 1944, jour historique du débarquement en Normandie et début de la libération de l’Europe de l’Ouest. Ce matin du 6 juin, les troupes alliées se préparent à débarquer sur les plages normandes dont Omaha Beach qui sera surnommée Bloody Omaha, “Omaha La Sanglante”. Sur ce secteur, un ennemi non prévu et non repéré par la Résistance est arrivé du front de l’Est : il s’agit de la 352ème division d’infanterie allemande, la plus aguerrie de toutes les D.I allemandes dans le Cotentin… De plus, les bombardements aériens et navals alliés ont été inefficaces et la vague d’assaut américaine va devoir affronter des défenses allemandes quasi intactes.

Le capitaine Miller qui est le chef d’une compagnie de rangers fait partie des troupes de débarquement américaines sur Omaha. Il est accompagné du sergent Horvarth, le tireur d’élite Jackson et d’autres membres de son unité. Lorsqu’ils débarquent, ils sont de la première vague d’assaut. C’est un véritable carnage sous un déluge de feu ahurissant. Mais Miller parvient miraculeusement à s’en sortir vivant. Mais à quel prix ? Il en ressort choqué mais déterminé. Une fois la plage nettoyée et la tête de pont établie avec la jonction avec Utah Beach, le capitaine se voit confier une mission de premier ordre. Sur les plages, deux des quatre frères Ryan sont mort au combat. Un à Omaha Beach et l’autre sur Utah Beach. Le troisième est mort, en Nouvelle-Guinée dans la guerre du Pacifique. Quant au quatrième, qui fait partie de la 101e division aéroportée américaine, on ne sait pas s’il a survécu à son largage sur le Cotentin en territoire ennemi. Le but de Miller et de son unité est clair : ramener la seconde classe James Francis Ryan à sa famille en vie… Une expédition part alors à sa recherche à travers le bocage normand. Entre-temps plusieurs questions se posent : est ce que la seconde classe Ryan est en vie et s’il ne l’est pas, pourquoi risquer des vies pour un seul homme présumé disparu ?

Une mise en scène réaliste et tristement choquante, au souvenir des soldats qui se sont battus en France pour libérer l’Europe de l’emprise nazie. Une démonstration de cohésion de groupe au beau milieu d’une guerre faisant ses derniers pas.

Idée originale

Le film est inspiré par l’histoire vraie des frères Niland, soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale même si le scénario du film est en grande partie de la fiction.

Autour du film

Premier jour de tournage : 27 juin 1997.

2000 armes (réelles ou fictives) sont utilisées pour le tournage de la scène du débarquement. 90 % des plans sont tournés en caméra portée (à l’épaule ou Steadycam).

60 % des couleurs sont retirées lors du développement de la pellicule, qui a en outre subi un Procédé sans blanchiment.

Certaines associations américaines notamment religieuses ont voulu couper les premières scènes du film parce que jugées trop violentes.

Réalisme et erreurs des scènes du film

Il faut sauver le soldat Ryan a reçu de très bonnes critiques sur le réalisme des scènes de combat. Plusieurs des acteurs principaux du film dont Edward Burns, Barry Pepper, Vin Diesel, Giovanni Ribisi et Tom Hanks ont dû suivre un entraînement militaire de plusieurs jours, reproduisant les conditions rencontrées par les soldats américains lors de la bataille de Normandie pour se préparer à leurs rôles[2]. La séquence reproduisant le débarquement à Omaha Beach fut élue “meilleure scène de bataille de tous les temps” par le magazine anglais Empire. Filmée en Irlande (originellement Steven Spielberg souhaitait filmer la majeure des scènes extérieures en Normandie mais a dû y renoncer pour des raisons fiscales, seule la séquence dans le cimetière américain de Colleville-sur-Mer y a été tournée), la scène a coûté 11 millions de dollars et impliqua plus de 1000 figurants qui étaient pour la plupart des réservistes de l’armée irlandaise. Les barges de débarquement incluaient 2 exemplaires de la Seconde Guerre mondiale. 20 à 30 personnes amputées furent figurantes pour jouer les soldats grièvement blessés lors de ce débarquement. Des caméras sous-marines furent utilisées pour montrer les soldats, dans l’eau, touchés par les rafales allemandes (on estime à Omaha que plus d’un quart des pertes américaines est dû aux noyades).

Il existe néanmoins quelques erreurs sur certaines scènes. Certaines, selon Steven Spielberg[3], sont volontaires pour renforcer l’aspect dramatique de moments du film, d’autres comme par exemple pour les blindés allemands le sont pour des raisons techniques.

Dans la scène du débarquement, les obstacles en bois sur la plage ont été posés dans le mauvais sens. Le tronc oblique devrait être orienté vers le large et non vers la plage. Leur fonction était de soulever et éventrer les barges.

Dans la scène qui se déroule dans le petit village sous la pluie de Neuville-au-Plain on peut voir des pommes à terre, à côté d’une charrette renversée : c’est une erreur car les pommes ne sont pas récoltées en juin.

Dans la scène qui se déroule dans le village de Ramelle : la présence d’un clocher après une attaque allemande est très improbable étant donné que toutes les positions élevées, et donc avantageuses, étaient systématiquement détruites avant d’entrer dans un village. Jackson et Parker prennent un gros risque en prenant position dans ce clocher car à l’époque, détruire les positions élevées (telles que les silos à grain etc.) est l’objectif – non-officiel – principal autant pour les Alliés que pour les Allemands.

Dans la scène avant que le médecin se fasse tuer, on voit la troupe de soldats et on en compte 8, alors que dans cette partie, il ne devrait y en avoir que 7 car ils viennent de perdre un de leurs compagnons.

Le char allemand Tigre I que l’on voit dans le village de Ramelle est monté sur un châssis de char russe T-34. Cet “arrangement” s’explique par l’impossibilité de disposer d’un authentique Tigre I en état de marche. Il faut d’ailleurs reconnaître que le “maquillage” du char russe est fait avec soin. Historiquement parlant, faire figurer des Tigre face à des soldats américains en Normandie est une erreur. Au moment où se déroule l’action du film, la première unité équipée de Tigre présente en Normandie, le 101ème bataillon SS de chars lourds, combat face aux britanniques autour de Villers-Bocage. Les chars du film portent l’emblème de cette unité.

La 2e Division SS “Das Reich,” apparaît dans le film lors de la bataille de Ramelle. La division Das Reich ne fut engagée en Normandie qu’à la fin juin. Certes face aux troupes américaines, mais bien après l’action du film. Il aurait été plus approprié de faire apparaître la 17ème division SS “Götz von Berlichingen” par exemple.

Les ponts de la rivière Merderet n’étaient pas un objectif de la 101e division aéroportée mais de la 82e.L’âge des soldats allemands vus dans le film ne correspond pas à celui de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend (20 000 hommes) qui été stationné près des plages du débarquement, l’âge moyen de ces troupes était de 18 ans.

Critiques

Spielberg a été critiqué pour le fait d’avoir choisi une histoire mettant en avant l’héroïsme des seuls américains, alors qu’en fait plusieurs autres pays ont perdu davantage de victimes. Il a aussi été critiqué pour une certaine idéalisation des officiers qui apparaissent dans le film.

Le jour le plus long

Fiche technique

Le Jour le plus long (The Longest Day) est un film américain réalisé par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck (non crédité). Il est sorti en 1962 et il est tiré du livre éponyme de Cornelius Ryan.

Synopsis

Il s’agit de séquences, parfois tirées de l’anecdote, qui s’enchaînent chronologiquement sur les différents théâtres d’opérations et centres de commandement du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944.

La séquence choisie

Titre du film, titre de la séquence, minutage vidéo

Il faut sauver le soldat Ryan (extrait no 1) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 5 min. à 7 min. Durée de l’extrait : 2 min.

Le jour le plus long (extrait no 2) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 47min. à 48 min. Durée de l’extrait : 1 min.

Ils ont filmé la guerre en couleur (extrait no 3) Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 1h09 à 1h10.

Durée de l’extrait : 1 min.

Justification, intérêt

Cette activité sur un film arrive au milieu de ma séquence, juste après avoir traité l’Axe vaincu. J’ai choisi l’épisode du débarquement de Normandie car cet événement représente un tournant décisif dans la victoire alliée. En effet, c’est à partir de cette victoire que les troupes alliées ont pu réellement prendre pied dans le « forteresse » européenne d’Hitler et réellement inquiéter les troupes de l’Axe.

Vu l’importance de l’événement, je trouve important de permettre aux élèves de s’illustrer ce qui s’est passé et de réaliser l’ampleur du prix à payer pour libérer l’Europe de joug nazi.

De plus, au delà de l’aspect historique, je souhaite également essayer de doter mes élèves d’un semblant de sens critique en leur faisant prendre conscience qu’une fiction historique n’est jamais entièrement fidèle à la réalité et que ce qu’ils voient au cinéma est toujours « à prendre avec des pincettes ».

Finalement, ma séquence permettra de travailler un haut niveau de taxonomie de Bloom, puisque je leur demanderai un travail assez conséquent de comparaison et d’analyse. Par rapport au PEV, mon travail demandera aux élèves de savoir exploiter des documents, de les mettre en relation les uns, les autres et par rapport à leur savoir. Il exigera également de pouvoir comprendre et appréhender les tenants et aboutissants d’une situation particulière (le débarquement). Enfin, les élèves devront acquérir une certaine autonomie dans la prise de notes et dans l’exploitation de celles-ci.

Activités d’élèves proposées

Objectifs :

Le but est de confronter la manière dont un événement historique, c’est-à-dire le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 à Omaha Beach, est traité par deux films de fiction datant d’époques différentes, de comparer ces films de fiction avec des sources historique (extrait de Ils ont filmé la guerre en couleur, des photographies datant du jour J ainsi qu’un témoignage). Qu’est-ce qui permet de distinguer un film de fiction d’une source historique ? Est-ce qu’un film de fiction peut être utilisé pour représenter un événement historique  et que nous apporte-t-il ?

Activité autour du son :

Les élèves doivent écouter les deux extraits des films de fiction sans image. Ils devront premièrement relevez les sons qu’ils entendent et deuxièmement repérer quel sorte d’événement illustre les sons et si l’une des bandes son a l’air d’illustrer mieux la réalité que l’autre.

Activité autour des images :

Cette fois-ci, les élèves pourront regarder les deux extraits de films de fiction sans le son (Il faut sauver le soldat Ryan et Le jour le plus long) ainsi que l’extrait de la source historique (Ils ont filmé la guerre en couleur). Ils devront se concentrer sur les éléments visuels (plans, mouvements, qualités, couleurs) et dire en quoi ces éléments les aident à mieux se représenter l’événement historique.

Les sources complémentaires :

Trois sources complémentaires seront utilisées. L’extrait du film Ils ont filmé la guerre en couleur, des photographies prises lors du jour J ainsi qu’un témoignage d’un soldat ayant débarqué à Omaha Beach.

Débarquement de Normandie

mars 9, 2009

Activité autour de films

Fiche signalétique

Il faut sauver le soldat Ryan[1]

Fiche technique

Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) est un film américain réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1998.

Synopsis

6 juin 1944, jour historique du débarquement en Normandie et début de la libération de l’Europe de l’Ouest. Ce matin du 6 juin, les troupes alliées se préparent à débarquer sur les plages normandes dont Omaha Beach qui sera surnommée Bloody Omaha, “Omaha La Sanglante”. Sur ce secteur, un ennemi non prévu et non repéré par la Résistance est arrivé du front de l’Est : il s’agit de la 352ème division d’infanterie allemande, la plus aguerrie de toutes les D.I allemandes dans le Cotentin… De plus, les bombardements aériens et navals alliés ont été inefficaces et la vague d’assaut américaine va devoir affronter des défenses allemandes quasi intactes.

Le capitaine Miller qui est le chef d’une compagnie de rangers fait partie des troupes de débarquement américaines sur Omaha. Il est accompagné du sergent Horvarth, le tireur d’élite Jackson et d’autres membres de son unité. Lorsqu’ils débarquent, ils sont de la première vague d’assaut. C’est un véritable carnage sous un déluge de feu ahurissant. Mais Miller parvient miraculeusement à s’en sortir vivant. Mais à quel prix ? Il en ressort choqué mais déterminé. Une fois la plage nettoyée et la tête de pont établie avec la jonction avec Utah Beach, le capitaine se voit confier une mission de premier ordre. Sur les plages, deux des quatre frères Ryan sont mort au combat. Un à Omaha Beach et l’autre sur Utah Beach. Le troisième est mort, en Nouvelle-Guinée dans la guerre du Pacifique. Quant au quatrième, qui fait partie de la 101e division aéroportée américaine, on ne sait pas s’il a survécu à son largage sur le Cotentin en territoire ennemi. Le but de Miller et de son unité est clair : ramener la seconde classe James Francis Ryan à sa famille en vie… Une expédition part alors à sa recherche à travers le bocage normand. Entre-temps plusieurs questions se posent : est ce que la seconde classe Ryan est en vie et s’il ne l’est pas, pourquoi risquer des vies pour un seul homme présumé disparu ?

Une mise en scène réaliste et tristement choquante, au souvenir des soldats qui se sont battus en France pour libérer l’Europe de l’emprise nazie. Une démonstration de cohésion de groupe au beau milieu d’une guerre faisant ses derniers pas.

Idée originale

Le film est inspiré par l’histoire vraie des frères Niland, soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale même si le scénario du film est en grande partie de la fiction.

Autour du film

Premier jour de tournage : 27 juin 1997.

2000 armes (réelles ou fictives) sont utilisées pour le tournage de la scène du débarquement. 90 % des plans sont tournés en caméra portée (à l’épaule ou Steadycam).

60 % des couleurs sont retirées lors du développement de la pellicule, qui a en outre subi un Procédé sans blanchiment.

Certaines associations américaines notamment religieuses ont voulu couper les premières scènes du film parce que jugées trop violentes.

Réalisme et erreurs des scènes du film

Il faut sauver le soldat Ryan a reçu de très bonnes critiques sur le réalisme des scènes de combat. Plusieurs des acteurs principaux du film dont Edward Burns, Barry Pepper, Vin Diesel, Giovanni Ribisi et Tom Hanks ont dû suivre un entraînement militaire de plusieurs jours, reproduisant les conditions rencontrées par les soldats américains lors de la bataille de Normandie pour se préparer à leurs rôles[2]. La séquence reproduisant le débarquement à Omaha Beach fut élue “meilleure scène de bataille de tous les temps” par le magazine anglais Empire. Filmée en Irlande (originellement Steven Spielberg souhaitait filmer la majeure des scènes extérieures en Normandie mais a dû y renoncer pour des raisons fiscales, seule la séquence dans le cimetière américain de Colleville-sur-Mer y a été tournée), la scène a coûté 11 millions de dollars et impliqua plus de 1000 figurants qui étaient pour la plupart des réservistes de l’armée irlandaise. Les barges de débarquement incluaient 2 exemplaires de la Seconde Guerre mondiale. 20 à 30 personnes amputées furent figurantes pour jouer les soldats grièvement blessés lors de ce débarquement. Des caméras sous-marines furent utilisées pour montrer les soldats, dans l’eau, touchés par les rafales allemandes (on estime à Omaha que plus d’un quart des pertes américaines est dû aux noyades).

Il existe néanmoins quelques erreurs sur certaines scènes. Certaines, selon Steven Spielberg[3], sont volontaires pour renforcer l’aspect dramatique de moments du film, d’autres comme par exemple pour les blindés allemands le sont pour des raisons techniques.

Dans la scène du débarquement, les obstacles en bois sur la plage ont été posés dans le mauvais sens. Le tronc oblique devrait être orienté vers le large et non vers la plage. Leur fonction était de soulever et éventrer les barges.

Dans la scène qui se déroule dans le petit village sous la pluie de Neuville-au-Plain on peut voir des pommes à terre, à côté d’une charrette renversée : c’est une erreur car les pommes ne sont pas récoltées en juin.

Dans la scène qui se déroule dans le village de Ramelle : la présence d’un clocher après une attaque allemande est très improbable étant donné que toutes les positions élevées, et donc avantageuses, étaient systématiquement détruites avant d’entrer dans un village. Jackson et Parker prennent un gros risque en prenant position dans ce clocher car à l’époque, détruire les positions élevées (telles que les silos à grain etc.) est l’objectif – non-officiel – principal autant pour les Alliés que pour les Allemands.

Dans la scène avant que le médecin se fasse tuer, on voit la troupe de soldats et on en compte 8, alors que dans cette partie, il ne devrait y en avoir que 7 car ils viennent de perdre un de leurs compagnons.

Le char allemand Tigre I que l’on voit dans le village de Ramelle est monté sur un châssis de char russe T-34. Cet “arrangement” s’explique par l’impossibilité de disposer d’un authentique Tigre I en état de marche. Il faut d’ailleurs reconnaître que le “maquillage” du char russe est fait avec soin. Historiquement parlant, faire figurer des Tigre face à des soldats américains en Normandie est une erreur. Au moment où se déroule l’action du film, la première unité équipée de Tigre présente en Normandie, le 101ème bataillon SS de chars lourds, combat face aux britanniques autour de Villers-Bocage. Les chars du film portent l’emblème de cette unité.

La 2e Division SS “Das Reich,” apparaît dans le film lors de la bataille de Ramelle. La division Das Reich ne fut engagée en Normandie qu’à la fin juin. Certes face aux troupes américaines, mais bien après l’action du film. Il aurait été plus approprié de faire apparaître la 17ème division SS “Götz von Berlichingen” par exemple.

Les ponts de la rivière Merderet n’étaient pas un objectif de la 101e division aéroportée mais de la 82e.L’âge des soldats allemands vus dans le film ne correspond pas à celui de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend (20 000 hommes) qui été stationné près des plages du débarquement, l’âge moyen de ces troupes était de 18 ans.

Critiques

Spielberg a été critiqué pour le fait d’avoir choisi une histoire mettant en avant l’héroïsme des seuls américains, alors qu’en fait plusieurs autres pays ont perdu davantage de victimes. Il a aussi été critiqué pour une certaine idéalisation des officiers qui apparaissent dans le film.

Le jour le plus long[2]

Fiche technique

Le Jour le plus long (The Longest Day) est un film américain réalisé par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck (non crédité). Il est sorti en 1962 et il est tiré du livre éponyme de Cornelius Ryan.

Synopsis

Il s’agit de séquences, parfois tirées de l’anecdote, qui s’enchaînent chronologiquement sur les différents théâtres d’opérations et centres de commandement du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944.

La séquence choisie

Titre du film, titre de la séquence, minutage vidéo

  • Il faut sauver le soldat Ryan (extrait no 1)
    Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 5 min. à 7 min.
    Durée de l’extrait : 2 min.
  • Le jour le plus long (extrait no 2)
    Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 47min. à 48 min.
    Durée de l’extrait : 1 min.
  • Ils ont filmé la guerre en couleur (extrait no 3)
    Débarquement de Normandie, Omaha Beach, extrait de 1h09 à 1h10.

Durée de l’extrait : 1 min.

Justification, intérêt

Cette activité sur un film arrive au milieu de ma séquence, juste après avoir traité l’Axe vaincu. J’ai choisi l’épisode du débarquement de Normandie car cet événement représente un tournant décisif dans la victoire alliée. En effet, c’est à partir de cette victoire que les troupes alliées ont pu réellement prendre pied dans le « forteresse » européenne d’Hitler et réellement inquiéter les troupes de l’Axe.

Vu l’importance de l’événement, je trouve important de permettre aux élèves de s’illustrer ce qui s’est passé et de réaliser l’ampleur du prix à payer pour libérer l’Europe de joug nazi.

De plus, au delà de l’aspect historique, je souhaite également essayer de doter mes élèves d’un semblant de sens critique en leur faisant prendre conscience qu’une fiction historique n’est jamais entièrement fidèle à la réalité et que ce qu’ils voient au cinéma est toujours « à prendre avec des pincettes ».

Finalement, ma séquence permettra de travailler un haut niveau de taxonomie de Bloom, puisque je leur demanderai un travail assez conséquent de comparaison et d’analyse. Par rapport au PEV, mon travail demandera aux élèves de savoir exploiter des documents, de les mettre en relation les uns, les autres et par rapport à leur savoir. Il exigera également de pouvoir comprendre et appréhender les tenants et aboutissants d’une situation particulière (le débarquement). Enfin, les élèves devront acquérir une certaine autonomie dans la prise de notes et dans l’exploitation de celles-ci.

Activités d’élèves proposées

  • Objectifs :

Le but est de confronter la manière dont un événement historique, c’est-à-dire le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 à Omaha Beach, est traité par deux films de fiction datant d’époques différentes, de comparer ces films de fiction avec des sources historique (extrait de Ils ont filmé la guerre en couleur, des photographies datant du jour J ainsi qu’un témoignage). Qu’est-ce qui permet de distinguer un film de fiction d’une source historique ? Est-ce qu’un film de fiction peut être utilisé pour représenter un événement historique  et que nous apporte-t-il ?

  • Activité autour du son :

Les élèves doivent écouter les deux extraits des films de fiction sans image. Ils devront premièrement relevez les sons qu’ils entendent et deuxièmement repérer quel sorte d’événement illustre les sons et si l’une des bandes son a l’air d’illustrer mieux la réalité que l’autre.

  • Activité autour des images :

Cette fois-ci, les élèves pourront regarder les deux extraits de films de fiction sans le son (Il faut sauver le soldat Ryan et Le jour le plus long) ainsi que l’extrait de la source historique (Ils ont filmé la guerre en couleur). Ils devront se concentrer sur les éléments visuels (plans, mouvements, qualités, couleurs) et dire en quoi ces éléments les aident à mieux se représenter l’événement historique.

  • Les sources complémentaires :

Trois sources complémentaires seront utilisées. L’extrait du film Ils ont filmé la guerre en couleur, des photographies[3] prises lors du jour J ainsi qu’un témoignage d’un soldat ayant débarqué à Omaha Beach[4].



Le débarquement de Normandie : activités autour de trois extraits de film

1) Vous allez écouter deux extraits de film, sans voir les images.

a. Décrivez par écrit, dans le tableau ci-dessous, ce que vous entendez dans chacun des ces deux extraits.

Extrait no 1

Extrait no 2

Qu’entendez-vous ?

b. Décrivez par écrit quel sorte d’événement illustre ces deux bandes son ?

c. Expliquez par écrit si parmi ces deux bandes son, l’une a l’air d’illustrer mieux la réalité que l’autre ?

2) Vous allez regarder les deux mêmes extraits de film ainsi qu’un nouveau.

Décrivez les éléments visuels suivants :

Extrait no 1

Extrait no 2

Extrait no 3

Prises de vue
(mouvements de la caméra, plans)

Le décor

Les personnages
(habillement, gestuelle, apparence physique)

Couleurs

Ce qui vous parait excessif

Ce qui vous parait réaliste

3) A l’aide des deux tableaux, déterminez lequel de ces trois extraits vous aident le plus à vous représenter l’événement ? Justifiez votre réponse.

Activités de comparaison autour des extraits de film ainsi que des sources historiques.

Il s’agit dans un premier temps de révéler aux élèves que deux des ces extraits (sans leur dire lesquels) sont des films de fiction et que un est une source historique. Ils devront à l’aide du tableau sur les éléments visuels repérer lequel est la source historique. Les élèves devront répondre individuellement à la question et la correction se fera collectivement afin qu’ils puissent tous distinguer les éléments qui différencient une fiction d’une source. (Question 1)

Dans un deuxième temps, les élèves devront alors comparer (2.) l’extrait no 3, quelques photographies datant du jour J ainsi qu’un témoignage afin de repérer les similitudes entre ces derniers qui leur permettront de vérifier si le film de fiction permet d’avoir une représentation fidèle quand au déroulement des faits de l’événement historique. (Question 2)

1) A l’aide du tableau sur les éléments visuels, déterminez lequel de ces trois extraits
est la source historique ? Justifiez votre réponse.

2) L’extrait no 3 est un film datant du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944).
Ces photographies datent du jour J (Débarquement de Normandie, Omaha Beach, 6 juin 1944).
Témoignage de John F. Mickey ,1944/1945.

a. Listez les éléments de ces photographies et de l’extrait no 3 que l’on retrouve dans les extraits no 1 et no 2 ?

b. Soulignez dans les témoignages puis listez les éléments qui vous évoquent ce que vous avez vu à l’écran?


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_faut_sauver_le_soldat_Ryan#Fiche_technique

[2]http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_le_plus_long

[3] Images : RYAN, Cornelius, Le jour le plus long, Robert Laffont : Paris, 1960, 441p.


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